J’ai quitté mon ex et je regrette ce que j’ai dit !

J’ai quitté mon ex et je regrette ce que j’ai dit !

Les bases d’une communication saine et sereine

 

Cet article va vous donner des clés. Non seulement avec votre ex, mais aussi avec toutes les personnes de votre entourage !

Car c’est un cas très courant dans les relations humaines : on quitte quelqu’un sur une dispute, ou en disant des choses que l’on regrette ensuite. Aujourd’hui, ce problème de communication vous est arrivé avec celui/celle qui est aujourd’hui devenu(e) votre ex.

Quelque chose vous gênait dans votre relation et vous vouliez en parler à votre partenaire ? Vous aviez prévu de discuter calmement mais ça a « dérapé » ? Vous avez laissé parler vos ressentis davantage que votre raison ? Votre ex n’a pas réagi comme vous l’attendiez et ça vous a déboussolé ? Ou vous avez laissé exploser la pression que vous accumuliez ?
Quoi qu’il en soit, aujourd’hui vous n’êtes pas en accord avec vous-même. Car vous avez provoqué ce que vous ne vouliez pas, et agi à l’encontre de vos valeurs. Et vous souhaitez réagir, mais vous ne savez pas comment faire.
Alors, pourquoi en arrive t-on parfois, en communiquant, à faire et à provoquer exactement ce qu’on ne voulait pas ? Et comment essayer de rétablir la situation ?
Il y a quelques pistes à suivre pour se recentrer, réfléchir, travailler sur soi-même et rétablir les bases d’une communication porteuse et épanouissante…

 

1) La verbalisation et le respect :

Une des choses les plus essentielles au quotidien est la notion de respect. Le respect de soi, bien sûr, et tout autant le respect des autres.
En partant de ce fait, si vous ressentiez le besoin de parler avec votre ex de sujets qui étaient importants pour vous, ne vous en voulez pas sur ce point. Vous vous êtes respecté(e), et vous avez certainement bien fait.
Seulement voilà : même si l’intention est bonne et respectueuse, la forme parfois ne l’est pas. Car il peut y avoir de multiples façons et raisons de communiquer. Mais toutes ne s’avèrent pas aussi bénéfiques et respectueuses sur l’instant et/ou à plus long terme.
Certaines façons de communiquer sont plus agressives que d’autres. Par exemple, si vous avez manqué de respect à quelqu’un. Ou si vous avez dénigré l’autre ; ou que vos mots ont dépassé vos pensées et sont devenus blessants.
Une autre erreur de communication -moins grave dans l’absolu- peut être de ne pas laisser votre partenaire s’exprimer. Dans votre cas, peut-être avez-vous eu peur de perdre le fil. Ou peut-être que votre partenaire restait silencieux ? Alors, vous avez parlé à sa place.
Peut-être encore que vous n’avez pas communiqué de façon sereine et non agressive ; que vous avez parlé avec un ton de reproches (« tu es, tu fais, tu, tu, tu… ») au lieu de parler de vos ressentis (« je suis, je ressens, je pense, … »)…
Tout cela, et d’autres exemples de communication également, peut être vécu comme une agression par votre interlocuteur.
Si vous vous reconnaissez dans ce que je décris, il est évident que vous n’avez pas agi de la meilleure façon qui soit. Voire même, si vous avez gravement manqué de respect à quelqu’un, alors vous méritez d’en recevoir les conséquences.
Mais nous allons partir du principe que dans votre cas, vous n’avez pas commis d’acte impardonnable. Et nous allons donc essayer de réfléchir et de trouver des solutions à partir de cette situation.

2) Action et inaction :

Quoi qu’il en soit, maintenant, vous avez le choix : agir ; ou ne pas agir et attendre ou tenter d’oublier votre ex.
La deuxième solution pourrait peut-être sembler s’avérer la plus simple. En fait, oui et non.
Oui dans la pratique. Mais non dans l’absolu.
Car garder le silence suppose le fait que vous ne teniez pas vraiment à l’autre, et qu’il n’est pas important pour vous de lui montrer votre respect. Cela suppose aussi qu’avoir manqué de respect à quelqu’un et avoir trahi vos intentions et de vos valeurs ne vous dérange pas. Dans ce cas là, ça peut être votre choix. Mais alors, vous en êtes responsable et n’attendez rien de positif en retour…
Si par contre vous souhaitez réagir, il faut d’abord essayer de comprendre pourquoi vous avez agi ainsi.
Ce n’est donc pas vers votre ex que vous devez vous tourner en premier : c’est vers vous-même. Car tant que vous n’aurez pas pris le temps de réfléchir, de vous poser et de mieux vous comprendre et vous connaître, vous n’avancerez pas. Vous conserverez les mêmes schémas internes et comportementaux, et
vous reviendrez vers l’autre sans avoir évolué.
Il est donc prévisible que vous recommencerez parfois à aller à l’encontre de vous ou de l’autre. Et ce malgré vous, et en provoquant la plupart du temps exactement ce que vous ne souhaitez pas.
Etre au clair avec vous est donc nécessaire pour pouvoir être au clair avec les autres.

3) La communication :

Je ne vais pas retracer ici le schéma de la communication en détail, que j’ai déjà abordée dans divers articles et thématiques du blog.
Cependant, il faut simplement se rappeler que pour communiquer, il faut au minimum être deux. Il faut un émetteur, et un récepteur.
Et si les deux canaux (émetteur/récepteur) ne sont pas en phase, ou que quelque chose vient « altérer » la communication, alors cette dernière est faussée.
Il peut s’agir de trop d’émotions qui vont saturer le canal, comme l’agressivité, les pleurs, le fait de parler de l’autre et non pas de soi, le manque de respect…
Il peut aussi s’agir de facteurs extérieurs qui font que le récepteur ne sera pas (ou moins) à l’écoute ; ou que l’émetteur s’exprimera moins facilement.
Au final, ce qui devait initialement être l’action de « discuter » peut même prendre une mauvaise tournure et virer à se « disputer ». Et votre partenaire devient votre ex… Une seule lettre de différence entre ces 2 mots, mais qui est extrêmement importante et change vraiment tout ! 

4) Les bénéfices du silence :

En règle générale, il vaut parfois mieux se taire que parler pour ne rien dire.
Tout d’abord, parce que le silence peut être apaisant. Et parce que vouloir sans cesse le meubler peut est un signe de malaise (avec vous-même ou au sein d’une relation) que vous devez essayer d’analyser.
De plus, parce qu’écouter vraiment demande des efforts de réflexion. Et que l’autre n’a pas forcément envie d’être toujours sollicité ou « envahi » dans son espace de respiration personnel.
Vous n’avez pas à asséner sans cesse l’autre de mots ; à vouloir qu’il vous écoute au détriment de ses moments de quiétude ; et donc à le forcer (même si c’est involontairement) à rester dans une atmosphère « encombrée » par votre présence verbale.
On peut être bien plus « léger » en étant à côté de quelqu’un et silencieux, qu’à distance en l’inondant de paroles/sms. Et la sérénité, pour vous comme pour l’autre, est un bien-être vers lequel la plupart d’entre-nous souhaitons tendre.
Enfin, à vouloir trop parler, ou parler sur tout/de tout, on en arrive très souvent à être contre-productif. Soit on sature l’autre d’informations (on n’est alors plus écouté, et les données « importantes » ne sont plus reçues). Soit on finit par manquer de substance, par dire n’importe quoi (car réfléchir et parler sont 2 actions bien différentes).
« Le silence est (parfois) d’or », comme on dit… 

5) L’importance de la communication :

Si le silence doit être respecté, la parole est également une manière de se respecter et/ou de témoigner du respect envers quelqu’un / votre ex / un événement / quelque chose.
C’est également un canal important pour exprimer nos idées, nos valeurs, nos envies, nos ressentis.
Car nous sommes des individus doués de réflexion et donc de personnalité. Et pour respecter nos valeurs, ou pour partager / alerter / témoigner / dénoncer / (se) rassurer / (se) rapprocher ou (s’)écarter, il est très souvent nécessaire de pouvoir s’exprimer.
Rappelons aussi que la communication passe d’individu à individu. Elle est donc à la fois empreinte d’objectivité (une information identifiée) et de subjectivité (la part de nous-même qui réagit à cette information). Et ce pour chaque interlocuteur.
De ce fait, la communication peut être plus ou moins « claire» voire facile, selon que les choses dont on parle nous affectent plus ou moins. 

6) Objectivité et subjectivité :

Lorsque les émotions prennent le pas sur la raison, la communication n’est plus aussi « limpide».
Les mots qui naissent de notre raison sont traversés par le filtre de nos émotions et sont transmis en étant guidés non seulement par notre volonté consciente mais également par notre inconscient (éléments ancrés en nous).
C’est pourquoi la communication s’entache de plus ou moins de filtres qui déforment l’intention initiale.
C’est ce qui peut entraîner des actes manqués, des paroles/actes contradictoires, parfois totalement improductifs, voire même totalement non désirés. 

7) Communiquant et non-communiquant :

Lorsqu’on a besoin d’entendre, ou d’être entendu, il est très difficile de ne pas projeter sur l’autre nos attentes.
Il arrive parfois que pour des raisons X ou Y vous ayez besoin de faire « bouger » les choses, de faire réagir votre partenaire.
Alors, vous vous dites que vous allez discuter, et que, chose extrêmement paradoxale tout de même, vous allez peut-être lui mettre un ultimatum afin de le bousculer et qu’il réalise / qu’il change quelque chose.
Mais voilà : une fois que vous commencez la discussion, vous « marchez sur du sable mouvant ». Peut-être est-ce dû à de la pression accumulée (inutilement ?) ? Ou parce que le sujet de la discussion vous renvoie à des ressentis internes très forts ? Ou parce que votre partenaire ne dit rien ? Il y a de multiples hypothèses et explications. Quoi qu’il en soit, ce n’est plus votre raison qui parle : ce sont vos émotions.
Du coup, au lieu de discuter calmement et paisiblement, vous laissez les émotions vous submerger et vous agissez « n’importe comment ».
Ça peut être en criant, en mettant des ultimatums. Ça peut être en bousculant moralement ; en faisant exprès d’accentuer des traits de caractère négatifs, en disant des mots/sentiments qui dépassent votre pensée ou que vous exagérez, en sachant que ça va heurter l’autre.
Pire parfois : si vous avez avez déjà souffert d’insécurité et que vous vous sentez de nouveau dans cette situation, vous pouvez même aller jusqu’à provoquer la séparation afin de ne plus être, justement, en insécurité. Ou pour qu’on vous rattrape au vol, et qu’on vous témoigne de cette façon encore de l’attachement et du lien.
Vos craintes ou vos émotions prennent donc le contrôle. Vous allez à l’encontre de vous-même, mais certaines blessures antérieures font que vous réagissez de travers. Vous savez que vous risquez de fracasser le bateau sur les rochers, mais vous le faites et vous foncez.
En gros, c’est comme si vous étiez devant un mur mais que vous accélériez quand même…
Quoi qu’il en soit, aujourd’hui vous avez obtenu un résultat totalement différent de votre objectif. Vous avez quitté votre ex, et vous avez créé l’inverse de ce que vous vouliez. Alors que vous souhaitiez un apaisement interne et/ou un rapprochement, vous avez engendré une séparation « violente ». 

8) Alors maintenant, que faire ?

Suite de l’article dans quelques jours …




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