Analyse des personnalités (1) : la dépendance affective

La dépendance affective

Qu’est-ce que la dépendance affective ?

Pour tenter de se recentrer sur soi et de ne plus dépendre du regard/jugement de l’autre, il peut être nécessaire de faire une pause. Et d’essayer d’analyser objectivement ce que l’on ressent, ce que l’on vit. De constater avec sincérité ce que l’on fait, et pourquoi on le fait. En résumé, de cerner un peu mieux qui on est aujourd’hui …

Ceci dans le but d’obtenir un point de départ solide, concret et effectif, et d’avancer dans une direction qui nous est favorable. Et ce, pourquoi pas, avec l’aide d’une personne neutre et spécialisée ;quelqu’un capable de nous écouter et de nous aider à atteindre notre but, à enrayer notre schéma.

Suis-je dépendant(e) affectif ?

Qu’est-ce qu’une personne qui souffre de dépendance affective ? Petit rappel et explications…

La dépendance affective touche plus généralement les femmes, mais chacun peut bien évidemment être concerné.

Il faut savoir que dans la dépendance émotionnelle, il y a un continuum entre normalité et pathologie, car il y a différents stades de dépendance.

En voici diverses caractéristiques, qui peuvent se cumuler ou non, et à des degrés variables :

– Celui qui est victime de dépendance affective recherche désespérément l’approbation d’autrui ; elle souffre beaucoup lorsqu’elle apprend que quelqu’un ne l’aime pas ; nombreuses sont celles qui souffrent de dérèglements alimentaires (anorexie, régimes enchaînés,…), ce qui dénote une tentative obstinée d’obtenir la reconnaissance sociale de leur conformité à l’image extérieure, stéréotypée, de la femme dépendante émotionnelle. Les émotions sont donc exacerbées.

– Le dépendant affectif tend à être exclusif dans ses relations : il/elle a toujours besoin d’autrui,  même si il/elle ne l’avoue pas vraiment ;

La dépendance affective vis-à-vis du partenaire :

– Lorsqu’une personne dépendante affective rencontre l’amour, celui-ci devient une véritable addiction. Cet amour prend une place centrale dans sa vie et la personne qui est dépendante place alors tout le reste au second plan. Elle n’a presque plus d’autres sujets de conversation, et, alors que cela va à l’encontre de ce qu’elle souhaite au plus profond d’elle-même, elle effraie l’autre par la pression quelle lui fait subir dans sa volonté de fusion. Involontairement, c’est ainsi qu’elle provoque l’abandon.

– Elle peut se faire aussi d’excessives illusions au début d’un flirt. Elle vit tout comme un coup de foudre et veut être une personne « parfaite » (tenue idéale, attitudes,…) alors qu’il s’agit objectivement du début d’un simple rapprochement, susceptible ou non d’aboutir avec le temps à une relation plus profonde.

– Une personne dépendante affective veut contacter à tout moment la personne dont elle dépend (émotionnellement) : il y a non seulement le besoin de l’autre, mais aussi la peur de la perte. Il y a une crainte terrible et permanente que l’autre trouve « mieux ailleurs ». L’individu partenaire n’est donc plus (inconsciemment mais parfois consciemment aussi) considéré comme tel, mais comme un « objet » : il y a une nécessité d’être avec, et donc de tout faire pour lui plaire. Le dépendant donne une image à aimer : quand il s’en rend compte, il subit une chute de son estime personnelle : d’où une dépendance accrue. De ce fait, s’opère un véritable cercle vicieux : il faut obtenir et conserver à tout prix l’affection de l’autre ; il faut donc tout accepter, et faire preuve d’un dévouement sans faille.

D’autres caractéristiques :

– Le choix des partenaires, même s’il est inconscient, ne se fait généralement pas au hasard. Le dépendant affectif est souvent attiré par des personnes égotistes, sûres d’elles, émotionnellement froides et narcissiques. Ces partenaires tirent satisfaction (mais sans forcément penser à mal) de cette relation qui les conforte dans leur image. Car elle les place sur un piédestal et leur permet de trouver satisfaction en leurs moindres désirs. De son côté, le dépendant se complaît dans le fait de satisfaire l’autre puisqu’il ne veut surtout pas le perdre. Chacun y trouve donc son intérêt et son plaisir.

– Une autre caractéristique de la dépendance émotionnelle est la peur panique des ruptures. La personne dépendante affective n’est jamais complètement heureuse dans la solitude : elle la vit avec angoisse. Elle déprime souvent quand son partenaire s’éloigne d’elle, même en voyage. Et elle ne fait jamais de projet, même à court terme, sans y associer l’autre.

– Elle veut absolument garder un contact physique, même en public. D’où une intimité qui provoque parfois le malaise ou la gêne chez les tiers.

– Les relations problématiques ou qui représentent un défi l’attirent : un dépendant affectif s’ennuie vite avec les individus qui s’intéressent vraiment à elle.

– Une personne dépendante affective se sert très souvent de la sexualité pour ne pas être quittée.

Mais encore ? :

– La personne dépendante a souvent une faible estime de soi, mais elle ne se l’avoue pas toujours. Car elle peut être dépendante elle-même d’une personne dépendante, et avoir besoin d’être sans mise sur un piédestal pour combler son propre vide. Elle a très souvent un passé sentimental mouvementé.

– La personne dépendante affective pense que sa vie de couple fait une place insuffisante à l’amour, à l’engagement et au  respect mutuel. Elle aspire à se dissoudre dans son couple, comme si elle craignait à tout moment de voir l’autre lui échapper.

– Se “donnant à fond”, elle demande beaucoup en retour, et davantage d’attention que ne le ferait une personne sûre d’elle. Elle a un besoin constant de se rassurer sur l’amour que lui porte l’autre. Ce qui est prompt à la jalousie et à des scènes incessantes.

– Le dépendant affectif désire l’intimité autant qu’il la redoute. Il ne sait pas instaurer une relation à la fois intime et saine. Lorsque la relation a atteint un certain degré d’intimité, il la torpille inconsciemment par ses accès de jalousie et sa surenchère d’exigences.

– Dans son enfance, il n’a généralement pas reçu tout l’amour et l’affection dont un enfant a besoin. Il est à la recherche d’un père ou une mère perdue, d’où cette fusion dans ses relations.

Si vous vous reconnaissez dans certaines de ces caractéristiques, sachez qu’il existe des moyens efficaces et précis pour sortir de ce schéma. Alors à l’action pour ne plus dépendre de personne, sauf de vous !




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